Ce qu’il y a de bien avec la Guadeloupe c’est la France. Ici on parle français arrangé d’une pointe d’accent délicieux qui est à lui seul une invitation au voyage.

 

On roule français, les routes sont parfaites, la police aussi qui les truffe de radars. La carte Vitale est acceptée dans les pharmacies. L’eau du robinet est potable. L’électricité fonctionne toute la journée et la nuit ce qui, dans la Caraïbe, reste un privilège..

Les gens sont juste beaucoup moins stressés – c’est un euphémisme - qu’à Paris. Une France ensoleillée tous les jours. La Guadeloupe est une terre magnifique et d’abord de contrastes. Pensez que la Basse-Terre est… haute et que la GrandeTerre est basse ! Les deux parties de l’île partagées par la rivière Salée sont très différentes. À l’une les forêts denses, les pitons et le massif de la Soufrière, les criques sauvages. À l’autre les grandes plages de sable, les lagons turquoise, les ports et les marinas.

La Guadeloupe ce sont aussi les îles de l’archipel : les Saintes, la Désirade, Marie Galante, des îles de bout du monde. Ici lorsqu’on parle de Carême cela dure six mois et c’est la saison sèche. De janvier à juin. L’autre saison se nomme l’hivernage. Elle est surtout en… été, de juillet à décembre. D’ailleurs ici c’est toujours l’été. Il fait 27° toute l’année. Au pire 23, au mieux 32. Avec un humour certain les Antillais ont l’habitude de distinguer deux saisons : la petite saison des grandes pluies et la grande saison des petites pluies. Toute pluie est considérée comme passagère et qualifiée de “petit grain“. À part en septembre où les cyclones peuvent parfois gâcher les vacances.

Moins prévisible et plus embêtant : la sargasse, algue brune dérivante que les courants marins, un peu déboussolés par le réchauffement climatique, font échouer sporadiquement sur les rivages de la mer des Caraïbes et du golfe du Mexique. Pour quelques heures, une journée ou plusieurs (les prévisions sont impossibles à établir) une portion de littoral en est couverte, ce qui entrave momentanément le déroulement des activités de plage et la baignade (sans parler de pêche ou de conchyliculture). Dès que les marées ou la bonne volonté des hôteliers ont nettoyé tout ça, la vie reprend son cours régulier. Les algues ne devenant une véritable nuisance que si on les laisse se décomposer sur place. La multiplicité des facteurs en cause ne permet pas d’anticiper ces échouages dont des conditions générales donnent à penser qu’ils seront un phénomène récurent et durable. Dès lors, comme le font les habitants des régions concernés, les voyageurs devront vivre avec cet envahisseur à éclipses…

Évidemment la monnaie est l’euro. On en trouve dans tous les murs de toutes les banques du plus petit bourg, sortant des distributeurs. Les cartes de crédit sont acceptées partout ou presque à partir de 10€ d’achat. Il n’y a guère que sur les marchés (formidables de couleurs et de senteurs !) qu’on discute le prix, toujours avec le sourire.

La pratique des pourboires n’est pas courante mais toujours très appréciée. Le téléphone fonctionne parfaitement, l’Internet aussi. Il est d’ailleurs de plus en plus souvent gratuit dans les hôtels.

On mange délicieusement bien en Guadeloupe. Pas seulement des accras et du boudin. Les poissons sont grillés accompagnés de la sauce chien que vous retrouverez sur les ouassous (écrevisses) ou la langouste (divine). Le colombo et le blaff sont incontournables, tout comme le crabe farci.. Bananes flambées au dessert pour terminer en douceur. Vous aurez testé le ti’punch en apéritif. Pour la suite vous pouvez toujours tâter du rhum arrangé. Mâle intrépide on vous proposera du “bois bandé“, un Viagra bien avant l’heure.

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