Il n’y a pas de doute : votre voyage sera superbe. L’Éthiopie est un pays fabuleux, il suffit juste de connaître quelques règles, us et coutumes. C’est le seul but de ce petit vade-mecum volontairement exagéré et légèrement taquin…

 

Le pays n’est pas dangereux au sens de la criminalité. Ne pas porter de signes ostentatoires de richesse, ne pas montrer des liasses de billets sont des précautions universelles, sauf à Monaco peut-être. D’autres précautions sont essentielles. Par exemple emmener sa pharmacopée personnelle. Les pharmacies locales sont mal approvisionnées. Evidemment l’“Imodium” (et son compère “Ercéfuryl”) seront dans toutes les poches. Oui, les poches, pas dans le sac. On ne sait jamais quand cela va prendre.

On boit à la bouteille c’est toujours mieux que via un verre mal essuyé. Evidemment l’eau sera toujours minérale (excellente) et débouchée par vous ou devant vous. Idem pour se laver les dents. On oublie le temps de ce magnifique voyage les crudités, les laitages, les glaces, glaçons. On ne boit pas trop glacé. Quant aux jus de fruits on s’en méfie au quotidien. En revanche, goûtez au Kitfo, une sorte de tartare, qu’il est préférable de consommer cuit, agrémenté d’un “ tej ”, hydromel, autrefois boisson des rois. Le voyage dans un pays recélant plus de 80 ethnies, autant de langues et quelques 200 dialectes, sans compter 3 alphabets dont un avec 231 caractères ne peut pas être simple. C’est bien pour cela que vous y allez.

On a de drôles d’idées préconçues sur l’Éthiopie. Par exemple que c’est un désert. Ce n’est pas que ça, il pleut plus souvent à Addis-Abeba qu’à Paris et le pays décline tous les verts et même les bleus. Qu’il y fait horriblement chaud. Là aussi fausse route, l’altitude moyenne est de 2500m. Les nuits sont fraîches. Certes la dépression du Danakil collectionne les records de chaleur mondiaux mais cela ne concerne qu’une toute petite partie du pays.

L’ex royaume de Hailé Sélassié a vécu quelques décennies sous le pouvoir marxiste-léniniste du Négus Rouge, Mengitsu (qui, entre nous, coule des jours paisibles au Zimbabwe). Ces années n’ont pas aidé l’Éthiopien à cultiver le sens du service. Ce n’est pas dans sa culture. On ne s’attendra donc pas à des merveilles de ce côté-là.

Tout comme les hôtels dont peu sont aux standards internationaux. Penser aux boules Quies : le samedi les églises diffusent haut et fort des chants toute la nuit ! Il n’y a en général qu’une prise par chambre, prévoir si besoin une multiprise. Par bonheur le courant est partout le même : 220 volts. Quand il n’est pas coupé ce qui arrive de moins en moins mais suffisamment encore.

Le bakchich est une tradition bien ancrée. On donne 20 birr (ETB) soit 40cts d’euro pour un bagage transporté. Un bon guide, mérite 10€/jour/personne, un bon chauffeur (essentiel !) 5€. Au café et au restaurant, on laisse entre 10 et 20% de la somme en pourboire.

Inutile d’amener des dollars, l’euro se change parfaitement (au Hilton d’Addis de préférence, tranquille, sûr, discret). Il existe des distributeurs qui fonctionnent parfois. Les hôtels acceptent les cartes de crédit pour peu que le débit soit possible (coupures de courant, de téléphone).

Les taxis ne sont pas équipés de compteurs, il convient donc de fixer le montant de la course à l’avance. Pensez à vous déchausser à l’entrée d’une église, monastère ou mosquée. Attention aux puces, garder ses chaussettes quand on enlève ses chaussures est un réflexe salutaire.

Demandez la permission avant de prendre une photo (qui ne donne pas lieu à paiement en Éthiopie sauf dans les tribus du Sud-Ouest du pays (Vallée de l’Omo) ou en pays Afar).

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